Communiqué de presse

Malades longue durée

Malades longue durée : les trajets de réintégration corrigés pour arrêter d’en faire des machines à licencier

 

Nous assistons depuis des années à une explosion du nombre de travailleurs souffrant de maladies. Les maladies mentales sont d’ailleurs particulièrement représentées ces dernières années.

« Le pire qui puisse arriver à un travailleur, un temps diminué par la maladie, c’est de considérer d’office qu’il ne pourra pas revenir dans l’entreprise et qu’il doit être licencié à moindre frais », affirme le ministre du Travail, Pierre-Yves Dermagne. « Je veux m’adresser à celui ou à celle qui sont malades aujourd’hui. Une fois guéris, je veux vous offrir des opportunités pour reprendre le chemin de votre entreprise si vous en avez exprimé le souhait. »

Jusqu’ici les « plans de réintégration » n’étaient souvent utilisés que pour aboutir à un licenciement pour force majeure médicale. Ces plans passaient donc à côté de leur objectif premier – l’accompagnement vers une réintégration professionnelle après la guérison – et ont principalement renforcé l’image péjorative véhiculée par ces trajets.

« Ma proposition, validée ce jour en Conseil des ministres, vise donc à scinder les procédures visant à licencier dans le cadre de la force majeure médicale des trajets de réintégration des malades de longue durée », détaille le vice-Premier Dermagne.

Les trajets de réintégration ne doivent pas servir à licencier.  Grâce aux modifications apportées, ils vont permettre aux travailleurs malades de revenir dans leur entreprise, moyennant des aménagements de leur travail. Ces trajets seront adaptés pour que le travailleur malade puisse y avoir accès dès le premier jour d’incapacité de travail. En effet, les chances de retour au travail sont plus importantes si la personne est prise en charge précocement, dans le cadre d’une réinsertion réussie avec le soutien du psychologue de travail, par exemple. 

Dorénavant, le licenciement pour force majeure médicale ne pourra être invoqué que dans un cadre limité et après 9 mois d’incapacité de travail. Soit parce que l’employeur ne peut pas offrir au travailleur un emploi adapté. Soit si le travailleur n’a pas donné suite aux possibilités de travail adapté qui lui avaient été présentées.